Pour une fois, j’arrive le premier au point de RDV (mon chauffeur étant attendu à David pour la 1G), à peine le sac à dos posé, les participants à la rando arrivent les uns après les autres, quelle ponctualité ! Même Gérard qui vient lui de beaucoup plus loin et qui a du traverser la ville est là. Bravo à tous, ou presque tous.
Presque, oui, car l’animateur principal manque à l’appel… il est un peu plus haut, il s’est simplement trompé de lieu de Rdv.
C’est donc à 21 que l’on démarre immédiatement, heureusement car le froid est piquant dans ce vallon de Morgiou, on récupère Michel et Laurence à la barrière et c'est à 23 que nous prenons la direction du col des Baumettes.
Petite montée en sous bois où le mistral ne se fait pas encore sentir. Après le passage du col, c’est la descente vers la calanque de Sormiou, descente pas trop technique, mais qui nécessite quand même un peu d’attention comme toutes les descentes dans nos calanques. Sur ces terrains rocailleux, il est préférable et conseillé de s’arrêter pour regarder le paysage ou prendre des photos. On ne se lasse jamais de ce merveilleux paysage où les 2 jours de mistral ont purifié le ciel et font resplendir les couleurs.
Mais, arrivés en bas… il faut remonter.
Après avoir traversé le paisible (en cette saison) noyau villageois de Sormiou (bien sûr je parle des cabanons), nous empruntons le vallon des Escourtines en direction de l’aiguille de Sormiou. Très joli vallon, peu fréquenté, un peu hors des sentiers battus, où le sentier serpente dans la garrigue et la caillasse (il faut le dire) pour atteindre après un petit ressaut rocher l’aiguille de Sormiou. De là, nous longeons en balcon la calanque éponyme en passant sous le Baou Rond et par le Canapé de Sormiou pour arriver tout en haut, au Carrefour, croisement des chemins vers le port de Morgiou, ou vers le cap de Morgiou ou encore vers le col des Escourtines.
Je ne vous parle pas de la vue, on en reste presque muet tellement c’est beau. On y croise même un groupe d’asiatique. Mais non, ce ne sont pas des japonais bardés d’appareil, mais des chinois (peut être de Shein, allez savoir, c’est à la mode en ce moment) très sympas et très souriants.
Après, c’est la descente, plus tranquille, vers la calanque de Morgiou où Gérard me fera découvrir, au fond du vallon, un petit cimetière dédié à la gente animale. Quelle mémoire ce Gérard ! alors que j’ai du y passer au moins 20 fois sans le voir.
Il est l’heure de trouver un emplacement pour un en-cas au soleil, au bord de la calanque et si possible à l’abri du vent car maintenant le mistral s’est bien relevé. Après avoir passé les escaliers taillés pour la visite de Louis XIII, nous optons pour le dernier replat rocheux avec presque les pieds dans l’eau et une mouette rieuse (voir BD Gaston Lagaffe).
On voit que c’est une 3G, il y a plus d’homme que d’habitude donc, pour une fois, plus de pastis que de douceur (je parle des gâteaux et chocolats bien sûr).
Le soleil se cachant derrière le cap Morgiou, nous reprenons notre rando en direction du col de Sugiton, lui est encore au soleil, et oui, nous remontons encore, avec un magnifique passage de chaîne qui nous demandera un temps certain. Il faudra tirer, pousser, hisser et à 23 cela demande du temps surtout quand il faut laisser descendre entre temps d’autres randonneurs. Dans ces passages, notre rôle d’animateur est d’assurer la sécurité et d’apporter de l’aide (surtout à ces dames), le positionnement est donc très important pour les animateurs (je n’en dirai pas plus, car attention aux mauvaises langues).
Le retour vers Chez ZE (la pizzeria) s’effectue tranquillement par le GR, en balcon au dessus du vallon de Morgiou et sous la crête des Escampons. Nous rejoignons ainsi le vrai col de Morgiou, celui où passe la route c’est le col des Escourtines (j’ai enfin retrouvé le nom), pour finir tranquillement par le vallon des Escampons qui nous ramène à la civilisation.
Jolie balade, entre crêtes et vallons avec pour le plaisir des yeux la grande bleue (mer) et le grand bleu (ciel).
11km (tout le monde est d’accord), 600m de dénivelé pour moi, mais 700m pour certains (GPS, Galiléo ou Glonass qui a raison ?).
Michel C.
Photo : Jean-Michel, Gérard, Jean-Gabriel, Michel C.