48, 49, 50, 51, 52, 53, oui 53 randonneurs pour cette randonnée à 2 niveaux 1G & 2G, un record ou pas loin d’en être un. Si on enlève 2 non AMFRA, on arrive à 51, tant mieux, c’est mon chiffre fétiche.
C’est vrai que les 2 parcours avaient été sélectionnés pour leur accessibilité, 80m de dénivelé et 9km pour la 1G , 160m (le double quand même) et 12km pour la 2G , tout le monde y trouvait son compte, sauf peut être pour les plus aguerris. Mais la plupart des « costaux » étaient présents, ce qui montre bien la bonne ambiance qui règne au sein de l’AMFRA. C’était aussi le but de cette journée, rassembler les différents niveaux qui se côtoient très rarement lors de nos randonnées. Tant pis pour les absents.
Rassemblement à partir de 9h15 derrière le port de Carro, bien entendu, le seul retardataire est l’animateur de la rando, mais en revenant du fin fond des vallées alpines, il n’est plus habitué aux bouchons marseillais.
Donc, départ avec presque 20mn de retard. Mais avec 53 randonneurs, il faut vérifier que tous les inscrits sont présents, « réprimander » les présents non inscrits et échanger avec les randonneurs que l’on ne voit pas très souvent.
La rando 2G partira devant car avec 3km à faire en plus avant le repas, ca va dégommer (laisser la gomme des chaussures sur les sentiers).
Mais pas tant que çà, il faut penser aux arrêts techniques, et la plaine entre Carro et Bonnieu manque un peu d’arbres et de fourrés, il faut donc chercher la pinède idéale. Il faut aussi penser à s’arrêter à chaque intersection et ce n’est pas ce qui manque dans le coin, l’animateur sera même « vivement » rappelé à l’ordre pour avoir oublié de s’arrêter à une intersection. Malheureusement c’était la plus importante, heureusement on a perdu personne.
Après avoir traversé une ancienne carrière, nous attaquons la plus grosse montée de la journée. Bien éprouvante avec ces 77m de dénivelé sur 1,7km, enfin arrivés au sommet, nous surplombons la plaine de Carro à Bonnieu et une partie du golfe de Fos avec tous ses pétroliers et méthaniers en attente de déchargement.
Nous ne manquons pas de visiter les vestiges de la ligne de défense allemande, construite pendant la 2ème guerre mondiale. C’était une batterie de la Kriegsmarine (marine allemande) pour empêcher un débarquement allié dans l’anse des Laurons.
Pas le temps de visiter tous les blockhaus, Il faut quand même penser à rejoindre le 1er groupe et pour cela nous descendons vers le vallon de Cavalas qui nous ramène au Laurons et vers l’anse de Bonnieu où nous avons prévu de pique-niquer.
Installés face à la mer à l'abri du mistral (pour presque tout le monde), nous attaquons notre pique nique, sans oublier pour se mettre en appétit (pour les plus veinards) de savourer sur la côte bleue au bord de la grande bleue, le pastis bleu de Gilles. Après notre en cas perso et habituel, on passe aux gâteaux, chocolats, divers sucreries, petits digestifs, tout cela au pluriel bien sûr. La rando, c'est très bon pour la santé, mais certainement en dehors de la pause déjeuner.
Les 3km pour retrouver le port de Carro s’effectueront tous ensemble tranquillement et c’est l’occasion de discuter avec des randonneurs que l’on côtoie moins souvent, et pour nombre d’anciens de nous parler de leurs premières randonnées sur la côte bleue car beaucoup ont déjà foulé ces sentiers depuis la création de l'AMFRA.
Belle journée, très sympa, à refaire plus souvent.
Michel C.
Photos : Christiane, Raymonde, Albert
Journée ensoleillée annoncée ce jeudi 20 février par les stations météorologiques mais l'absence de soleil nous a privé d'un décor encore plus merveilleux sur les roches rouges de notre circuit autour de la source de l'Infernet.
Un lieu insolite qui a suscité la curiosité de nos participants puisque nous étions 29 lors de cette randonnée de 12 km avec 220 m de dénivelé, avec quelques passages délicats. Au départ, une promenade familiale sur un sentier arboré longeant le ruisseau de la Cadière puis un peu plus loin à l'approche de la barre rocheuse rouge, apparaissait la cascade puis la source de l'Infernet avec son débit toujours impressionnant en période de sécheresse. Normal puisque l'eau s'écoule du Bassin de Réaltor.
Le passage de la barre rocheuse bien signalé par le balisage jaune et rouge du GR2013 me faisait penser un bref instant, à la traversée des Alpes par Hannibal et son armée mais finalement le groupe encadré par Simone avec l'aide des autres animateurs passait très bien la brèche, aussi bien à l'aller qu'au retour.
Après avoir cheminé sur la large piste qui facilitait les conversations, notre groupe descendait prudemment en colonne sur les roches rouges du ravin de la Cardeline parsemées de petits gravillons puis remontait sur le plateau pour un regroupement général. Le paysage prenait alors un air typiquement provençal, avec une succession de cistes, de romarins, d'argelas, d'oliviers, d'amandiers en fleur...
L'arrêt pique-nique prévu au dessus de la source de Marthe était respecté et c'est rassasiés que quelques téméraires empruntaient l'escalier rustique pour aller contempler en contrebas la source et son environnement.
La randonnée se poursuivait sur un sentier escarpé qu'il fallait deviner le long du grillage de clôture du "Château" et l'ensemble des participants passait ce cap un peu délicat qui surplombait les villas de la Renardière.
En alternant montées et descentes, passages sur les collines de terre rouge puis après avoir longé la crête et passé un aven au dessus de la source de l'Infernet, nous rejoignions enfin nos véhicules au point de départ.
Cette abondance d'eau dans notre région aride, ces décors de film western avec le contraste entre les terres rouges et le vert de la végétation (il manquait bien le bleu du ciel pour la touche finale !) et les quelques passages spectaculaires ont surpris et ravi l'ensemble des participants au cours de cette magnifique randonnée que j'avais surclassée en deux godasses.
Christian G.
Photos : Jean-Gabriel, Christian G.
Je rappelle que les photos peuvent être visionnées globalement dans l'article avec les sous-titres afin de pouvoir les situer dans la randonnée puis peuvent être visionnées en diaporama en faisant un clic sur la première photo et en les faisant défiler avec les flèches latérales.
Pique-Nique à la Source de Marthe et visite de la source (diaporama).
La passage contournant "le Château", le long du grillage (diaporama).
Retour è la Source de l'infernet et de l'Aven jusqu'au parking (diaporama).
Vraiment surpris ce jeudi matin d’être avec Simone, le premier arrivé sur le parking de Cornillon-Confoux pour le départ de notre randonnée ! Mais pas étonnant car sur l’invitation envoyée aux randonneurs, j’avais mentionné par erreur parking P2 au lieu de P1 sur lequel nous étions garés !
Les 27 participants étant finalement rassemblés, le cortège descendait vers le grand escalier en direction du circuit menant le long de la Touloubre. Au passage devant le lavoir romain, un arrêt s’imposait pour lire le panneau descriptif et commenter le travail des lavandières que la mère Denis avait perpétué sur nos écrans de télévision.
Dès la traversée du pont qui permettait d’apercevoir, le sujet du jour, la Touloubre, un fleuve côtier qui prend sa source à Venelles et qui au terme de 60 km, se jette dans l’Etang de Berre puis la mer, les randonneurs s’engageaient dans un agréable sous-bois par le chemin des Costes.
A partir du pont des Kiwis que nous emprunterons au retour, le petit sentier que nous suivons, était assez boueux après les récentes pluies, le passage de VTT et probablement de quelques moutons ou de chèvres. Ce qui nous obligeait à faire de prudentes contorsions pour éviter les grandes flaques d’eau.
Une pause sur le pont camarguais permettait d’une part de faire quelques photos et d’autre part, d’apprécier les eaux de la Touloubre dont le débit (moyen annuel) de 2,6 m3/s en fait un repère idéal pour les truites, chevesnes, anguilles…
Sur cette boucle du parcours arboré et plat qui remontait un peu plus loin sur un carrefour avec une piste et notre sentier du retour, on pouvait s’approcher d’une cavité creusée dans la roche, partiellement comblée par un muret de pierres sèches, traces humaines d’un passé agricole et pastoral. Devant, un énorme rocher entouré de billots de bois faisant office de table semblait bien sympathique pour déjeuner mais un peu "léger" pour nous attabler tous autour, vu le nombre de convives d’autant plus que ce n’était pas encore midi.
La boucle se prolongeait un peu plus en hauteur au retour, sur un sentier beaucoup plus sec qui allait nous menait après une bifurcation vers la fameuse borie du coin, dont la visite s’imposait de fond en comble avant le pique-nique.
Et là, dispersés au soleil tout le long du chemin, dans le calme le plus total, chacun s'affairait à son déjeuner finalisé comme d'habitude par des échanges de friandises gourmandes et de dégustations de limoncello. Comme disait Lavoisier, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" !
Notre parcours se poursuivait sur un chemin forestier très agréable nous laissant découvrir bientôt un abri construit en pierres sèches sous la roche. Un peu plus loin, indiqués par des panneaux, apparaissaient deux apiers (murs des abeilles) avec une dizaine de niches et une ferme du 13ème siècle !
Pour compléter cette randonnée qui a vraiment fait l'unanimité de tout le groupe, nous rejoignons les véhicules après un tour du pittoresque village avec l'église Saint-Vincent (12è siècle), !e presbytère, le beffroi, la statue de la Vierge enceinte, les fresques murales... et plein de belles choses encore à découvrir mais seul bémol, le bar est fermé...
Rendez-vous pour de nouvelles aventures, jeudi prochain sur un circuit autour de la Source de l'Infernet.
Christian G.
Photos : Christiane F., Raymonde C., André B., Christian G.
Des constructions en pierres séches et les trois sites avec des Apiers.
Ce jeudi 6 février, c'est à proximité de l'église de Cuges-les-Pins que Catherine et Christian nous avaient donné rendez-vous pour attaquer la randonnée vers la Bastide des Cyprès, un départ classique de randonnée vers le Jas de Frédéric...
Après s'être échauffé sur le nombre incalculable de marches qui nous élevaient jusqu'à la Chapelle Saint-Antoine, la trentaine de randonneurs se regroupait autour de Christian qui nous situait Cuges-les Pins sur le plan géographique et historique, une vaste plaine entourée de montagne qui était un lac à l'époque néolithique !
La randonnée se poursuivait sur la piste qui montait vers le Labourier, une montée permanente puisque de 200 m au village, nous devions atteindre quelques 542 m à proximité de la Bastide des Cyprès.
Permanente disais-je, mais ponctuée d'arrêts agréables qui nous permettaient de s'abreuver et d'écouter également la suite des histoires de Christian sur Julie Clary et Joseph Bonaparte, mariés à Cuges, de Victor Hugo de passage dans le village, de Gaspard de Besse, le Robin des Bois de Cuges qui volait les riches pour donner aux pauvres et des films de Claude Berri dont Jean de Fleurette et Manon des Sources tournés dans les collines.
La pause pique-nique s'imposait bientôt sur une aire dégagée mi-ensoleillée où chacun trouvait sa place et son orientation en surplomb du village de Cuges-les Pins avant la farandole des habituelles friandises qui finalisent la pause repas.
Là, commençait d'abord la descente dans le Vallon de Dausserand, puis dans le Vallon de Sainte Madeleine, ponctuée de quelques dérapages non contrôlés mais sans gravité sur les cailloux du chemin.
Au passage, nous apercevrons un four à cade en ruine, prestige du passé.
Finalement, nous avons bien de la chance d'avoir un animateur randonnée, historien de surcroît qui arrive à nous faire gravir les collines et à nous plonger dans les années 1750/1800 !
Et comme Victor Hugo l'a si bien écrit pour dépeindre le village, j'ai effectivement constaté au cours de cette magnifique randonnée que : "On ne peut arriver à Cuges qu’en descendant, on n’en peut sortir qu’en montant."
Christian G.
Photos : Solange M., Jean-Gabriel, Christian G.
De passage en Europe et notamment à Marseille, l'australien Richard Turner qui m'avait contacté pour connaître les clubs marseillais avec lesquels il aurait pu venir s'entrainer au pickleball, avait accepté avec grand plaisir mon invitation, le vendredi 24 janvier 2025.
C'est donc avec son épouse, adepte également du pickleball que nous avons reçu ce joueur expérimenté, coach certifié de niveau 1 de surcroît ! Avec quatre terrains mis à disposition, nos joueurs et joueuses de l'AMFRA ont pu affronter Richard et Rita dans des matchs amicaux tout en profitant de leurs précieux conseils prodigués tout au long des échanges de dinks et de drops entre autres.
Une excellente après-midi appréciée de tous malgré nos difficultés réciproques de dialogue mais que Patrick B. que je remercie, parvenait à résoudre avec efficacité. C'est vrai que l'anglais australien est particulier et heureusement que nous nous comprenions mieux dans la pratique du pickleball !
Christian G.
Que c’est beau ! Mais que c’est loin !
Et oui, maintenant que l’on ne peut plus partir du col de la Gardiole, il faut prévoir 3km de plus (A/R) sur chaque itinéraire vers ce coin sauvage et magnifique des calanques.
A 9h15, tout le monde est là, plus la peine d’attendre, on part donc à 19 avec 15mn d’avance pour arpenter ce cœur sauvage des calanques. Sauvage oui, mais seulement à partir du col de l’Oule, avant c’est quand même le DFCI de la calanque d’en Vau parcourue en été par des centaines de randonneurs avides de plonger dans la grande bleue.
Il fait beau et doux pour un mois de janvier et la montée du col de la Gardiole s’effectue la « fleur au fusil ». Bien sûr, on vient de descendre le passage le plus technique de la randonnée, c'est l’accès (qui ne s'arrange pas) au fond du vallon de Chalabran. Même si on ne trouvera plus de passage technique sur le reste du parcours, on devra quand même remonter plus de 600m de dénivelé en cumul. Gardons nous de tout optimisme.
Donc, descente vers le vallon d’En Vau, sous la conduite de Laurence (future animatrice) chaperonnée par Jean-Gabriel (il faut bien que jeunesse se fasse) jusqu’à l’intersection avec le vallon des Rampes où nous prenons le raccourci pour le col de l’Oule. A partir de maintenant ce ne sera plus que montées et descentes, descente du col vers la calanque de l’Oule, montée vers le col des Charbonniers, descente dans le vallon des Chaudronniers (ne pas confondre les 2) pour remonter vers les falaises du Devenson (et ce n’est que l’aller).
Cette rando est un « pèlerinage » à faire pour tous les amoureux des calanques.
Nous débouchons directement sur les falaises et en les longeant, nous arrivons sur un point de vue sur l’aiguille de l’Eissadon. C’est tellement grandiose que nous décidons de manger sur ce point panoramique, il faut dire qu’il est 12h15 et que les estomacs crient famine. Ça tombe bien, c’est aussi l’heure de l’apéro.
Un peu de culture (pour moi en premier), le mot Devenson vient de « devensoun » en provençal qui fait référence à l’exposition sud des parois (donc "devant") et non à un quelconque alpiniste anglais (ne pas confondre avec l’écrivain Stevenson).
Les yeux et les estomacs comblés, nous décidons de quitter ce lieu idyllique surtout que de méchants nuages arrivent. Notre grand regret, c’est de ne pas pouvoir longer l’ensemble de ces falaises, ...peut être une autre fois.
Et nous reprenons notre grand huit, montées et descentes, nous retournons vers le col des Charbonniers pour descendre dans le vallon de l’Oule, pour monter au col de la Fenêtre, descendre dans la vallon des Rampes et enfin remonter vers les crêtes de l’Estret en nous dirigeant, pas sans difficulté vu le chemin dans les éboulis, vers l’aven des Marseillais et ses 173m de profondeur (une des plus grandes failles du massif) et surprenant, aucune protection autour ! Une fois sur les crêtes de l’Estret, il ne nous reste plus qu’à retourner aux voitures en passant par le col de la Gardiole, soit 2,5km.
Belle rando, rendue difficile par le fait que le dénivelé s’effectue principalement après les agapes du midi. Un peu plus de 14km pour 950m de dénivelé, dénivelé corrigé à 700m car je me suis un peu trop approché du bord et mon GPS a du pointer au pied des falaises 250m plus bas.
Michel C.
Photos : Jean-Gabriel
Montée par le sentier vers le col de l'Oule
A gauche, à droite, devant nous... le cœur sauvage des Calanques
Sur le chemin du retour, en remontant vers les crêtes de l'Estret
Nous étions 16 personnes pour faire notre randonnée à partir de Luminy, une belle balade avec en contre bas, la vue sur les calanques de Sugiton et Morgiou. Nous avons pris notre pique nique agrémenté comme d'habitude d'apéro, de gâteaux et de café. Puis nous repartons pour aller en direction du Belvédère perché à 250m d'altitude avec sa vue spectaculaire propice à de magnifiques photos. Le retour se fait par un petit sentier qui nous ramène aux voitures. Belle rando, à la prochaine... Laure Photos : Laure et André
Quelques difficultés pour organiser cette 2G, Josiane notre animatrice en titre pour cette journée s’est blessée en reconnaissance (métier dangereux). Jean Gabriel a bien voulu reprendre le flambeau pour une randonnée vers St Zacharie, mais lors de la reconnaissance dominicale, il a constaté que le parcours était très humide et remontait un vallon qui voit rarement le soleil, donc pas adapté pour un mois de janvier.
Il ne restait plus que notre bouée de sauvetage, Luminy et ses parcours un peu plus ensoleillés que tout le monde a déjà parcouru au moins une fois. Tant pis, on ne va pas rester à la maison alors qu’ils annoncent une journée moins froide avec des éclaircies (ce qui c’est avéré exact, sauf pour le repas de midi).
Nous sommes quand même 27 au départ du stade de Luminy malgré mes indications RTM un peu foireuses, heureusement qu’André notre parisien a pu corriger le tir et tout le monde est bien arrivé au point de départ.
Sous la conduite de Laurence, nouvelle candidate au rôle d’ Animatrice, supervisée par Jean Gabriel (il faut prendre des précautions😂), nous entamons notre grand tour de Luminy, par la longue montée du vallon Ricard, nom donné par l’ancien propriétaire et non par le pastis, même s'il n’est jamais bien loin dans le sac à dos (pastis du jeudi seulement). Après le vallon Ricard, nous atteignons le col éponyme par un joli petit sentier qui serpente en pente douce à flanc de colline.
Après le col, nous prenons le chemin du Centaure, sous les contreforts du Mt Puget (voir la légende de la tête de Pierre Puget sculpteur marseillais du 17e). Revenons à notre Centaure, nom que c’était donné Paul Cyprien Fabre (fils richissime d’une armateur marseillais) qui parcourait ce chemin à cheval pour surveiller son domaine.
Nous, beaucoup plus modeste, le parcourons à pied dans toute sa longueur, même un peu plus, pour finalement manger un peu avant la falaise des Toits d’où nous avons une vue panoramique sur les calanques de Sugiton et Morgiou, ainsi que sur une superbe escaladeuse en plein effort. C’est vrai que nous étions à 100m de la paroi, alors avec notre vue qui diminue et l’apéritif qui brouille la vision🤓, superbe je ne sais pas finalement, mais efficace sur la paroi oui.
Après ce spectacle qui a bien agrémenté notre pique nique, nous continuons notre tour de Luminy en descendant au col de Sugiton par le GR pour un peu plus loin nous séparer en 2 groupes. Un 1er groupe retrouvera le stade (notre point de départ) un peu plus directement par ce que j’appelle le chemin du milieu et l’autre groupe, les plus nombreux (bravo), entame la montée vers la crête des Escampons dont le Mt de Luminy avec la vue sur toute la partie ouest des calanques et Marseille, ils arriveront au stade tout fringants (ou presque) 20 minutes après le 1er groupe.
Finalement, malgré une improvisation de dernière minute, les participants semblaient satisfaits et ont ainsi parcouru 13km avec 350 à 450m de dénivelé suivant l’itinéraire pris en fin de randonnée.
Michel C.
Et oui, nous étions encore sur les traces du petit Marcel avec des noms qui raisonnent toujours à nos oreilles, La Treille, le vallon de Passe-temps, la grotte du Grosibou, la maison des Bellons, même si certains ont cherché à me contrarier en me disant que ce n’était pas la maison de vacances de Marcel Pagnol, mais seulement celle qui a servi aux films. Tant pis, j’y crois encore et je le vois encore gambader comme nous avons gambadé (ou presque à nos âges avancés) ce jeudi sous la conduite de Josette, toujours impériale et humaine dans son rôle de guide. A souligner quand même, une petite erreur qui nous a fait passer par le col d’Aubignane au lieu de rester en fond de vallon, mais en contrepartie nous avons pu ainsi profiter d’un peu plus de soleil. L'erreur est humaine.😉
Après avoir rejoint le fond du vallon, nous l’avons remonté tranquillement en direction de Baume Sourne en enchainant avec le vallon de Précatori. Quelques passages en escalier, qui n’ont pas posé de problème, sauf aux petites jambes, pour arriver à Baume Sourne, grotte maintenant réservée aux chauves souris, et sur le col qui donne accès à la crête qui permet d’atteindre le Taoumé. Jolie vue sur la chaîne de l’Étoile avec derrière, la St Victoire, et surtout avec la luminosité ambiante et un bel arc en ciel au dessus de l’Étoile, petite pensée à ceux qui étaient au bord de l’Étang de Berre et peut être sous la pluie. On tourne le dos à la St Victoire, pour nous diriger vers le sommet du Taoumé avec vue cette fois en direction de Marseille, du massif des Calanques, Cap Canaille et la grande bleue (un peu grise ce jour là).
En contrebas du sommet du Taoumé, à l’abri du vent, nous posons nos sacs pour nous restaurer (si peu !) et reprendre des forces tout en admirant face à nous le sommet du Garlaban et la Butte des Pinsots. Le calme avant la tempête.
Bien à l’abri, on ne l’a pas vu arriver ce maudit vent qui nous a obligé à accélérer notre départ, à remettre les couches que nous avions remisées dans le sac à dos et à entamer plus rapidement que prévu notre descente vers La Treille par le vallon des Escaouprés, sans toutefois nous empêcher de faire un petit pèlerinage jusqu’à la grotte du Grosibou, mais pas le temps de l’explorer cette fois.
Donc, descente par le vallon des Escaouprés avec arrêt aux gravures (faites par les bergers celles-là), pour retrouver les Bellons et la maison de Marcel (au moins dans les films). Comble de malchance, le seul restaurant-bar de la Treille est fermé l’après midi, il faudra attendre d’être à la maison pour éponger notre soif.
Encore une jolie balade dans le massif du Garlaban, entre vallons et crêtes, avec 650m de dénivelé pour 12,5km de distance.
Michel C.
Photos : Jean-Michel et Jean-Gabriel
Jean Marie se pose des questions ou alors c'est une danse folklorique? Non, une simple halte avant d'attaquer le raidillon pour grandes jambes