Nous partîmes 36 pour la boucle du Gaudin, nous nous vîmes 36 à l’arrivée à la glacière de Pivaut (ou du Gaudin)
Mais où se situe ce Gaudin (ne pas confondre avec JC) ? C’est un espace naturel situé sur la commune de Mazaugues, plus un plateau qu’une montagne, mais l’endroit est tellement sauvage et reculé que nous n’avons pas rencontré une seule âme qui vive, que ce soit randonneur ou chasseur (c’est pourtant la période), ... pas une seule maison, si ce n’est une ruine, même pas de champignon ! Oui, les champignons ça n’a rien à voir ce n’est qu’une des conséquences de la sécheresse et du réchauffement climatique.
Ah, j’oubliais on a quand même vu une vipère, et c’est ma première depuis que je suis dans le club, sauf que 2 jours après, j’en ai vu une autre lors d’une reconnaissance toujours dans la St Baume, c’est la loi des séries (ou le changement de lunettes).
Oui, en effet, 36 randonneurs en un seul groupe, ça fait beaucoup pour une randonnée, mais sur ce parcours aucun problème, il n’y a pas de single, pas de passage étroit, tout est fait pour randonner tranquillement tout en conversant tranquillement avec son voisin du moment, pour peu qu’on regarde où on met les pieds (serpent). La route forestière alterne entre les forêts de chênes, la garrigue provençale et les pins, elle permet par moment d’apercevoir les crêtes de la St Baume, le Bau des Glacières et un peu plus loin le Mt Olympe et le Rocher de Onze heures. Bien qu’il y ait 350 m de dénivelé, pas de pente raide tout se fait en douceur, même si on à l’impression de descendre sans fin dans la première moitié de la rando.
9h45, tout le monde est là ou presque, petit retard pour certains du aux aléas du GPS, à 10h00 on part pour 12km et 350m de dénivelé. Si les 2 premiers kilomètres sont en légère montée sur une "autoroute" (chemin de 5m de large au moins et un peu trop terrassé), les 4 km suivants sont en descente sur un chemin forestier redevenu normal. Après ces descentes, on se pose la question, comment remonter tout ce dénivelé ? Et oui, on est de l’autre coté du Gaudin sur son versant sud, il faut maintenant repasser versant nord. En attendant, nous profitons d'un espace plat et bien ouvert pour faire un petit arrêt auprès d'un grand et bel arbre (non, ce n'est pas un chêne), certain(e)s en profitent pour communier avec lui et s'imprégner de sa vitalité, pauvre arbre (voir photo).
La remontée débute un peu avant l’arrêt pour le pique nique, à la bifurcation avec le chemin qui rejoint Mazaugues. Si les 50 premiers mètres paraissent un peu raides, la pente s’adoucit pour permettre à tous de remonter par une pente douce sans s’essouffler (ou trop s’essouffler).
Après une hésitation sur le lieu de restauration, à gauche un champ bien à plat très accueillant avec ses senteurs de menthe poivrée, mais encore un peu trop humide de la rosée du matin, nous optons finalement pour un léger sous bois à droite où tout le monde trouve une place à sa convenance (mi ombre mi soleil). Bien sûr, nous gardons les bonnes habitudes, ce casse-croûte ne peut pas se faire sans un petit apéritif pour débuter et un petit digestif pour finir.
Après une heure d’arrêt, nous repartons pour notre harassante montée qui s’avère bien tranquille et nous avalons la pente (si peu) sans nous en apercevoir en discutant un peu avec les uns et un peu avec les autres. C'est là que nous ferons la seule rencontre de la journée, la vipère encore bien agile pour un mois d'octobre et certainement plus apeurée que nous. Puis, c’est la petite descente sur "l’autoroute" que nous retrouvons pour arriver vers le parking, où nous ne nous arrêtons pas car sur la lancée nous remontons légèrement pour visiter la glacière Pivaut (ou du Gaudin).
Pour moi, la glacière permettait d’alimenter Marseille ou Toulon en glace pendant l’été, je ne me suis jamais posé la question du comment. Et c’est là que c’est intéressant, avec en hiver les bassins de rétention 5000 m² où l’eau gelait sur une épaisseur de 15 cm (il faisait encore froid à cette époque, quelle chance !), la glace était alors découpée et transportée dans la glacière (25 m de haut et 17 m de diamètre) dans laquelle elle était stockée. Une fois l’été arrivé, la glace était alors retaillée pour être transportée de nuit vers les villes de Toulon et Marseille sur des charrettes. Malheureusement, cette glacière n’a été exploitée que 3 ans à cause de l’industrialisation et de la concurrence des glaces alpines transportées par train.
Petite randonnée qui semble avoir été bien appréciée, peut être pour son environnement sauvage et tranquille. Elle a permis aux participants soit de faire connaissance avec les nouveaux venus nombreux cette année, soit de se retrouver et échanger après cet été caniculaire et pas toujours facile à supporter.
Michel C.
Photos : Albert, Michel C.
Randonnée entre ombre et soleil, entre résineux et feuillus
Détente et pique nique (mi ombre mi soleil)
La glacière (25 m de haut, 17 de diamètre) et un de ses bassins de rétention (5000m²)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_85d53f_20261015-103941.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_cc43a1_20261015-101850.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_8be654_p1050520-1.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_10d402_20261015-103941.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_8b7716_20261015-113820.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_97e9ee_20261015-114153.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_87f68e_p1050525-1.jpg)
/image%2F1447719%2F20261020%2Fob_f6d851_20261015-113826.jpg)
/image%2F1447719%2F20261020%2Fob_ce49cd_20261015-113831.jpg)
/image%2F1447719%2F20261020%2Fob_0224d3_p1050523-1.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_c3ee76_p1050546-1-1.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_4b8dae_p1050551-1.jpg)
/image%2F1447719%2F20261019%2Fob_2e42d5_20261015-151927.jpg)